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📌 Parution – Le nouvel Economiste | Corporate Finance

23 janvier 2026

Echange avec Le nouvel Economiste – Corporate Finance dans le cadre d’une interview consacrée aux enjeux actuels des services financiers et du conseil M&A.

👉 Dans un environnement marquĂ© par la complexitĂ© rĂ©glementaire, la financiarisation et l’intensitĂ© transactionnelle, la crĂ©ation de valeur durable repose avant tout sur la capacitĂ© Ă  construire et valider des modèles pertinents Ă  long terme. Une approche stratĂ©gique est nĂ©cessaire, au-delĂ  de la seule exĂ©cution des transactions pour s’assurer du succès des opĂ©rations.

« Parole d’expert

Jean-Louis Duverney-Guichard, NewCo Corporate Finance : “Construire et valider des modèles pertinents à long terme”

La dynamique du secteur des services financiers s’appuie sur de solides fondamentaux, analyse le fondateur de la banque d’affaires

Charles Ansabère, en collaboration avec NewCo Corporate Finance

En tant que conseil spécialisé dans l’accompagnement des experts en services financiers, comment analysez-vous l’évolution de ce secteur ?

Les services financiers – autrement identifiés sous l’appellation de Financial Institutions Group (FIG) – présentent de nombreuses spécificités. Soumis à de multiples réglementations parfois contraignantes, ils connaissent un dynamisme qui n’a jamais réellement faibli au cours des vingt-cinq dernières années durant lesquelles j’ai pu intervenir dans ce domaine (malgré les crises financières et les pandémies). En dépit de la conjoncture économique, ils font toujours l’objet d’un volume important d’opérations de fusions & acquisitions et de LBO, notamment parce que l’hétérogénéité et la multitude des protagonistes qui le composent (banques, compagnies d’assurances, mutuelles, sociétés de gestion, courtiers, conseils en gestion de patrimoine, etc.) font preuve d’une résilience et d’une capacité d’adaptation qui se traduisent par une forte intensité transactionnelle. Cela étant, la complexité inhérente à chacun de ces métiers impose toujours une rigueur et une forte technicité pour être en mesure d’y intermédier des opérations. En particulier, je suis persuadé qu’il faut retenir une approche allant au-delà des aspects purement financiers pour être en mesure de proposer le meilleur accompagnement. Il faut notamment bien comprendre les attentes et les contraintes de chacun, qui diffèrent selon que l’on est un institutionnel, un fonds d’investissement ou un entrepreneur.

Nous veillons toujours à permettre à nos clients de mener à bien leur stratégie d’expansion en les guidant vers l’option qui s’inscrira au mieux dans cet objectif. En les accompagnant sur le long terme, nous les aidons à construire et valider des modèles pertinents – ce qui permet aujourd’hui une convergence entre les différents acteurs, comme le montre l’intérêt actuel des institutionnels pour l’acquisition des acteurs entrepreneuriaux dynamiques notamment dans la distribution de produits financiers.

Qu’en est-il du mouvement de consolidation des conseils en gestion de patrimoine (CGP) ?

La reconfiguration du marché va se poursuivre, après avoir vu une vingtaine de plateformes émerger et déployer une stratégie où la croissance externe prend toute sa part, augmentant à la fois leurs encours sous gestion mais aussi leur rentabilité. Dans ce contexte, lorsqu’il s’agit d’évoquer une perspective d’adossement avec les fondateurs de CGP indépendants, je cherche toujours à définir avec eux la transaction qui fera le plus de sens selon leurs objectifs, de sorte à identifier l’acquéreur idoine – qui leur permettra de réaliser la meilleure transaction possible.

Les réflexions patrimoniales des dirigeants continueront-elles aussi d’animer ce marché ?

La stratégie patrimoniale est bien sûr toujours au coeur des réflexions des entrepreneurs. Au-delà du prix, la réflexion autour de la fiscalité et de la structuration de la transaction est très importante. Il convient notamment de réfléchir en amont à la structure fiscale à adopter, en procédant par exemple à une donation-partage, un démembrement ou à la mise en place d’une holding. Du côté transactionnel, l’essor du private equity dans l’Hexagone a modifié les mécanismes de transmission historiques. Initialement limités à la cession à un concurrent ou à la conservation dans la famille, ils connaissent aujourd’hui un fort dynamisme transactionnel animé par les fonds de private equity. La multiplication des belles histoires bâties ces dernières décennies en démontre l’intérêt, y compris à la lumière de ce que tout vendeur est aujourd’hui en mesure d’espérer en termes de valorisation d’entreprise. »